Vers Un Retrait De La Politique Nationale Pour François Baroin ?

La crise s'amplifie au Front national. Un peu plus de quatre mois après l'échec de la présidentielle, l'unité de la formation d'extrême droite montre de sérieux signes de fragilité. Les relations entre Marine Le Pen et son conseiller stratégique pendant la campagne, Florian Philippot, apparaissent plus tendues que jamais. La dirigeante multiplie depuis quelques semaines les mises en garde envers son numéro 2. Mais sans résultat pour l'instant.

Le 4 septembre, la dirigeante a demandé une première fois à Florian Philippot de renoncer à la présidence de son association Les Patriotes, créée après la présidentielle et suspectée par certains cadres frontistes de dissidence, selon "l'Opinion". Vendredi, dans un entretien au "Parisien", elle a réitéré sa demande, l'appelant à "clarifier sa situation". De choisir, en somme, entre la vice-présidence du FN et la présidence des Patriotes. Lundi, rebelote. Lors d'un bureau politique élargi du parti, la dirigeante du FN a une fois encore sommé Florian Philippot de quitter le présidence des Patriotes s'il veut continuer à faire partie du Front national, selon des informations du "Parisien".

Ce mardi, enfin, sur RTL, la présidente du Front national a insisté et réclamé à son vice-président de "lever" les "ambiguïtés" liées à la création de son mouvement Les Patriotes. 

"Florian est un dirigeant politique. Il sait, je crois, que la création des Patriotes au moment des législatives a créé une forme d'émoi au sein du Front national, auprès des adhérents du Front national, et même certaines inquiétudes", a-t-elle commenté. 

S'il refuse d'en abandonner la présidence ? "Je prendrai comme présidente du Front national mes responsabilités", a prévenu l'ancienne candidate à la présidentielle.

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Des avertissements auxquels l'intéressé reste sourd... "Je ne quitterai pas la présidence des Patriotes", a martelé le numéro 2 du parti d'extrême droite, lundi matin au micro de France-Inter, défiant l'autorité de Marine Le Pen. "Je lui ai répondu [à Marine Le Pen] ainsi qu'au bureau politique que je ne comprenais pas du tout cette demande et que je ne pouvais donc pas y répondre", a-t-il ajouté ce mardi sur RMC, quelques minutes à peine après la nouvelle mis en garde de la dirigeante :

"Je ne comprends pas cette demande et je pense qu'on ne fera pas la refondation avec un pistolet sur la tempe."

Lundi, Philippot, bien que fragilisé et sous pression, s'était même permis de lancer lui aussi un avertissement à Marine Le Pen à propos de l'abandon éventuel de la sortie de l'euro.

"Je ne vois pas pourquoi elle ferait cela. Mais oui, si elle fait cela, ce sera sans moi", a-t-il lâché.

 La phrase : "Le problème n'est pas la question du mariage"

Laurent Wauquiez n’a pas l’intention d’abroger le mariage entre homosexuels. Dans un entretien à "Valeurs actuelles", à paraître jeudi, le favori pour la présidence du parti Les Républicains indique vouloir modifier la loi Taubira en revenant sur les questions liées à la filiation mais pas sur le mariage.

"On voit bien que la loi Taubira a ouvert une mécanique sur laquelle il est évident qu'il faut revenir. Il ne s'agit pas de démarier les couples de même sexe et le sujet n'est pas la notion de mariage, comme l'a exprimé François Fillon pendant la campagne présidentielle, mais bien de fixer des lignes rouges pour empêcher toute marchandisation et toute remise en cause de la filiation", indique-t-il.

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Dans la loi Taubira, "le problème n'est pas la question du mariage, mais celle de la filiation et de la marchandisation", souligne le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui apparaissait bien moins nuancé en janvier. Il appelait alors à "avoir le courage de revenir sur les lois des socialistes", notamment celle sur le mariage homosexuel...

 L'affaire : la plainte de Macron jugée sans fondement

L'affaire avait éclaté en plein mois d'août. Alors qu'il était en vacances à Marseille, Emmanuel Macron décidait de porter plainte contre un photographe pour "harcèlement". Le paparazzi s'est introduit sur la propriété privée où séjourne le couple présidentiel, indiquait alors l'Elysée, pour justifier ce dépôt de plainte.

Le 15 septembre, l'affaire semblait sur le point de se refermer plus vite que prévu. On apprenait en effet que cette plainte venait finalement d'être retirée par Emmanuel Macron. "Une façon de réchauffer ses relations avec les médias", avançait "Challenges", à l'origine de cette information "exclusive"...

Une info "exclusive" mais pour le moins imprécise. Selon Mediaparten effet, l'annonce du retrait de cette plainte s'apparente surtout à un grossier coup de com. Si ce dossier est déjà clos, ce n'est pas en raison du retrait de cette plainte par la présidence de la République, comme cela a été annoncé, mais plus simplement parce que l’enquête préliminaire ouverte contre le paparazzi a été classée sans suite pour "absence d’infraction". Autrement dit, "le parquet de Marseille n'a rien découvert qui puisse être poursuivi sur le plan judiciaire"...

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 Le chiffre : 37

C'est le nombre de joueurs sélectionnés pour intégrer l'équipe de football de l'Assemblée nationale, qui fait sa rentrée mercredi soir, au stade de la Muette, à l'occasion d'un match organisé au profit de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

Qui sont les députés qui figurent dans cette sélection, coachée par le célèbre Guy Roux ? Au poste de gardien de but, on retrouve le socialiste et proche de Benoît Hamon Régis Juanico, mais aussi le député LREM François-Michel Lambert. Les "insoumis" sont bien représentés avec en défense Eric Coquerel, et au milieu de terrain Ugo Bernacalis et François Ruffin. "Je découvre que j'ai été inscrit comme milieu droit. Je trouve que 'ailier gauche' me correspondrait mieux", a confié à "l'Obs", amusé, le réalisateur de "Merci patron !".

Equipe de foot de l'Assemblée : qui sont les 37 députés coachés par Guy Roux ?

A noter qu'aucun "constructif" et aucun élu Front national n'a souhaité intégrer l'équipe. Côté mixité, seule la députée de la Sarthe Marietta Karamanli (Nouvelle Gauche) figure sur la liste. La moyenne d'âge du nouvel effectif : 41 ans !

 Le mouvement : Peltier lance Les Populaires

Après Daniel Fasquelle ou encore Valérie Pécresse, c'est au tour de Guillaume Peltier de succomber à droite à la mode consistant à créer son propre "mouvement". Le vice-président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale va lancer, au sein de LR, Les Populaires.

L'idée ? Refonder "une droite embourgeoisée" et "soumise à la domination de la finance" pour "reconquérir les Français", annonce-t-il au "Figaro" ce mardi. Revendiquant un mouvement "ouvert, qui s'inscrit au sein des Républicains", sans "système d'adhésion, ni de candidat aux élections", le député du Loir-et-Cher assure que ce nouveau mouvement "n'a pas vocation à soutenir un candidat plutôt qu'un autre" à la présidence de LR.

Ce n'est pas la première fois que Guillaume Peltier tente de créer son propre courant à droite. En 2012, il avait cofondé avec Geoffroy Didier la Droite forte, un mouvement qui a "le sarkozysme pour fondation", expliquaient alors les deux hommes aux idées très à droite. Avant d'intégrer l'UMP (devenue LR), cet adepte de la ligne Buisson est passé par le Front national, et a également été proche un temps de Philippe de Villiers.

Avec Guillaume Peltier, toi aussi apprends à te créer un fief politique

 A suivre ce mardi :

  • Emmanuel Macron prononce son premier discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, à New York. A cette occasion, le chef de l’Etat va également accorder un entretien à CNN International (20 heures en France).

  • Suite du séminaire des députés de

    La République en Marche à Aubervilliers, des journées parlementaires du

    MoDem (à Paris), et de celles de

    Nouvelle Gauche (au Mans).

  • Edouard Philippe se rend à une cérémonie d’hommage aux victimes du terrorisme, aux Invalides.

  • Alain Juppé donne une conférence de presse de rentrée, à Bordeaux, dans la matinée.

Sébastien Billard


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Source : http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/le-reveil-politique/20170919.OBS4820/le-bras-de-fer-le-pen-philippot-le-recul-de-wauquiez-la-plainte-de-macron.html

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