Ligue 1 : « Il Y A Une Incompréhension Complète Entre Le Football Corse Et Les Instances Nationales »

Après un début de mercato plutôt paisible (Berchiche, Dani Alves), le Paris Saint-Germain a décidé de frapper un grand coup cet été. Plusieurs médias affirment depuis le début de la semaine que le club serait prêt à payer la clause de 222M€ pour faire venir Neymar. L’intérêt serait même réciproque, le joueur désirant sortir de l’ombre de Lionel Messi à Barcelone. Les discussions seraient également avancées pour Alexis Sanchez, l’attaquant chilien d’Arsenal. Rien de vraiment surprenant finalement quand on connaît les ressources du PSG. Mais en faisant un court retour en arrière, les supporters parisiens peuvent voir à quel point leur club a évolué, au point d’entrer dans une nouvelle dimension : celle des clubs les plus riches au monde. Souvenez-vous, Paris en était bien loin il y a dix ans…

Zoumana Camara et Bourillon, recrues les plus chères d’un mercato à 14M€

Pas de Zlatan Ibrahimovic, Angel Di Maria ou Julian Draxler durant l’été 2007. Non, les recrues «phares» du club parisien sont Zoumana Camara et Grégory Bourillon, respectivement achetés 6M€ et 3,5M€. Le premier arrive de Saint-Etienne, le second du Stade Rennais. Camara est une des seules recrues de l’époque à connaître la période qatarie au PSG. Le défenseur central va même terminer sa carrière au club en 2015, avec le privilège d’être invité à soulever le trophée de la Ligue 1 par Thiago Silva. Que de chemin parcouru pour celui qui est désormais l’adjoint d’Unai Emery, après avoir disputé huit saisons à Paris. Grégory Bourillon connaît un destin différent. Le joueur âgé de 23 ans à l’époque ne participe qu’à 36 rencontres de Ligue 1 en deux ans et demi à Paris, avant de retourner en Bretagne, à Lorient. Aujourd’hui, il est remplaçant à Angers. Autre arrivée : celle de Didier Digard en provenance du Havre pour 2,5M€. Son passage au PSG est un échec, il quitte le club après une saison et 16 petites apparitions en Ligue 1. Par la suite, il a su s’imposer à Nice de 2010 à 2015, avant de prendre la direction de la Liga (Betis Séville, Osasuna).

A cette époque, Paris réalise l’essentiel de son recrutement en Ligue 1 et ne peut se permettre que quelques paris à l’étranger, comme celui de Ceará. Le PSG dépense 2M€ pour recruter le Brésilien en 2007. Il s’installe dans la défense parisienne jusqu’en 2012, mais il marque surtout les esprits avec son incroyable boulette lors de la défaite contre Caen (0-1) au Parc des Princes en décembre 2007. Dans le même temps, Apoula Edel, un autre adepte des boulettes, arrive gratuitement à Paris, mais ne disputera son premier match en Ligue 1 qu’en 2009. Autant dire que l’hésitation entre Kevin Trapp et Alphonse Areola est aujourd’hui un problème de riche.

Rozenhal, Kalou et Cissé s’en vont, Sakho et Sankharé sont lancés

En parallèle, Paris voit partir des joueurs comme David Rozenhal (Newcastle), Edouard Cissé (Besiktas), Bonaventure Kalou (Lens) ou Dramé (Sochaux), tandis que Sammy Traoré et Fabrice Pancrate, sont eux prêtés à Auxerre et Sochaux. Avec toutes ces ventes, le PSG récupère quand même un peu plus de 11 millions d’euros…soit un peu moins qu’avec la vente de Jean-Kévin Augustin à Leipzig cet été (13M€). C’était aussi une autre époque où quasiment aucun transfert ne dépassait les 40 millions d’euros.

Le PSG s’appuie alors sur quelques joueurs de son centre de formation, promus dans le groupe professionnel pour la saison 2007/2008. Certains comme Mamadou Sakho ou Younousse Sankharé, aujourd’hui à Liverpool et Bordeaux, font des carrières plus qu’honorables, d’autres sombrent dans l’anonymat. L’attaquant Loris Arnaud participe à 18 matches de L1 cette saison-là, il évolue aujourd’hui au Vietnam, dans un club d’Hanoi. De son côté, Grandi N’Goyi (29 ans) est aujourd’hui sans club, tandis que Larrys Mabiala (passé par Nice) jouera la prochaine saison avec le club de Portland en MLS. Adrien Rabiot ou Presnel Kimpembé semblent promis à des carrières plus glorieuses.

Souza/Everton : les flops du mercato hivernal

A la fin de la phase aller, le Paris Saint-Germain pointe à la 17e place, à deux points de Lens, premier relégable. Pour rassurer les supporters, la direction promet de recruter «du lourd» durant le mercato hivernal. A la toute fin du mois de janvier, le PSG présente ses deux nouvelles recrues, méconnues en France : le milieu offensif Williamis Souza et l’attaquant Everton Santos. Le premier s’engage pour trois ans et demi et hérite du numéro 10 et Santos signe un contrat de quatre ans et demi avec le club de la capitale. «Je suis un joueur rapide et technique. Sans avoir la prétention de me comparer à lui, mon style de jeu correspond à celui de Robinho, dans mon caractère, ma position, et ma manière de jouer», déclare-t-il au site officiel du club. Quant à lui, Souza pense pouvoir nouer une bonne relation avec Ceara sur le côté droit. Ces deux paris brésiliens sont des flops monumentaux et sont encore aujourd’hui présentés comme le symbole du PSG de l’ère Colony Capital, loin des ambitions actuelles. Les deux joueurs ne restent pas plus d’un an à Paris, avant de retourner au pays (Souza à Grêmio, Santos à Fluminense). Finalement, le recrutement le plus intelligent de l’hiver 2007/2008 s’avère être celui de Guillaume Hoarau, acheté 500 000 euros au Havre. Le buteur retourne en prêt dans son club en janvier, mais portera les maillots du PSG de 2008 à 2013 (38 buts en L1).

Paris aux portes de la Ligue 2

Après ces mercatos peu convaincants, l’équipe entraînée par Paul Le Guen réalise une saison plus que moyenne en Ligue 1. En dehors de ses recrues, il peut pourtant compter sur des joueurs expérimentés comme Landreau, Mendy, Yepes, Armand, Rothen, Luyindula et Pauleta. Mais le club frôle la descente en Ligue 2. A l’issue de la 36e journée, Paris est 18e et premier relégable et se bat avec Lens et Toulouse pour son maintien dans l’élite. Un scénario inimaginable aujourd’hui. Toujours adulé par les supporters historiques du club, l’attaquant Amara Diané est le sauveur du PSG grâce à un doublé inscrit lors de la dernière journée à Sochaux (1-2), dont un but décisif à la 82e minute de jeu. Paris frôle la catastrophe et termine la saison à la 16e place avec 43 points.

Au fond du trou en championnat, le PSG conserve sa tradition de performer dans les coupes nationales. Fin mars 2008, le club décroche sa troisième Coupe de la Ligue face à Lens (2-1) grâce à des buts de Pauleta et Bernard Mendy sur penalty. Comme si la saison ne pouvait être que difficile, ce succès est entaché par une banderole polémique contre les Ch’tis déployée par les supporters parisiens. Le scénario s’inverse deux mois plus tard en finale de Coupe de France, Paris s’incline contre Lyon après la prolongation (1-0 ap) et manque de peu le doublé. Depuis, le PSG a glané 12 titres majeurs en France, rien que ça. Une autre dimension. 


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Source : http://sport24.lefigaro.fr/football/transferts/actualites/neymar-sanchez-mbappe-aujourd-hui-a-quoi-ressemblait-le-mercato-du-psg-il-y-a-10-ans-869222

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