Dieppe : Blandine Lefebvre à La Politique Sociale Du Département

Blandine Lefebvre a été nommée vice-présidente du Département le lundi 25 septembre. Elle est en charge de la politique sociale du Département.

Qu’englobe ce terme

 

?

La politique sociale a beaucoup de spécificités. Elle englobe, plus particulièrement, les personnes âgées, le handicap, le RSA, l’insertion, la précarité. Le Département consacre plus de 60 % de son budget à l’action sociale. En général, autour d’un milliard d’euros.

Des projets pour les personnes âgées

 

?

Pour les personnes âgées la priorité est surtout tout ce qui orienté autour de l’autonomie.

Nous allons lancer un nouveau schéma de l’autonomie. La conférence de démarrage a lieu le vendredi 20 octobre avec les partenaires sociaux. Nous allons définir les grands axes. L’autonomie, c’est la mobilité, le numérique, la domotique... Le nouveau schéma doit être déposé en juin 2018. Nous allons nous appuyer sur l’UDAF, l’Union départementale des associations familiales. Des structures qui ont une connaissance approfondie du territoire.

« Notre action pour plusieurs années »

Tous les acteurs du territoire vont croiser leurs données et se baser sur le schéma qui se termine. Nous sommes également accompagnés par un cabinet spécialisé. Tous les professionnels du Département sont sur le pont. C’est un sujet important et très transversal. Il concerne aussi bien la culture, que le sport, l’environnement... Je trouve ça très intéressant et ce sera le gros sujet dans les prochains mois. Parler de schéma n’est jamais anodin. Il définira l’action du Département sur plusieurs années.

Et pour le handicap

 

? La demande est très forte de la part des personnes et des familles.

Nous allons repenser les grands axes : les établissements, l’autonomie. Il y a un vrai manque de place. Deux sujets se détachent particulièrement : les jeunes de plus de vingt ans qui sortent d’IME (institut médico-éducatif) et qui ne trouvent pas de place, et les jeunes autistes dont les troubles ont déjà été repérés mais pour qui il n’y a pas toujours de solution. Les personnes handicapées vieillissantes sont également un vrai sujet de société. Nous avons de nombreuses structures sur le Département mais pas assez de places pour répondre à la demande. Nous échangeons avec l’Agence régionale de santé et les services de l’État.

Vous évoquiez aussi le RSA...

En Seine-Maritime, le fait d’avoir une politique volontariste pour accompagner les allocataires du RSA a permis d’enregistrer une légère baisse des bénéficiaires, en 2017. Notre politique commence à porter ses fruits.

Mais nous sommes inquiets. L’État va-t-il reprendre à son compte le financement du RSA ? Avec l’annonce de la suppression des contrats aidés, c’est une tranche particulière de la population qui est concerné. Nous travaillons sur cette question avec les autres départements de France. Pour toutes les personnes qui se sont vu stopper dans leur intégration, c’est compliqué. Il va falloir être force de propositions, être moteur. Nous pouvons proposer des choses comme créer une plateforme de l’emploi. Cela fonctionne ailleurs. Et nous allons devoir le faire dans un budget contraint (en 2015, la Seine-Maritime a été qualifié de Département le plus endetté de France avec une dette de 1,235 milliard d’euros, NDLR). Mais le président a quand même réussi à désendetter le Département de 70 M€. Ce qui nous donne une marge de manœuvre. En matière sociale, il faut être très positif. La Seine-Maritime a besoin de soutien et des compétences du Département. Les agents font un travail formidable et nous avons une marge de progression

intéressante.

Et Dieppe

 

?

Toutes les politiques dont on dispose, sont mises en place pour tous les habitants de Seine-Maritime. Je ne peux pas privilégier d’avantage le territoire dieppois. Même s’il est important d’être vigilant sur les situations les plus fragiles dans certains Ehpad, par exemple. Nous avons voté l’augmentation de 1 % des contributions aux Ehpad et aux établissements pour personnes en situation de handicap. Cela représente plus de 7,8 M€ en plus. C’est un effort considérable. C’est la troisième année que nous le faisons. Nous regardons là où nous pouvons améliorer les choses. C’est un travail très fin afin d’évaluer où nous pouvons être le plus efficaces.


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Source : http://www.paris-normandie.fr/region/dieppe--blandine-lefebvre-a-la-politique-sociale-du-departement-AB11108448

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